Portrait

nathalie-leoneNathalie Leone a déjà eu plusieurs vies d’artiste.
Comédienne, plasticienne et marionnettiste, elle se dédie ensuite à l’art du conteur.

De 2007 à 2016, elle est artiste associée au CRL 10 (Espace Jemmapes, Paris 10e), qui soutient ses créations et le cycle « Un samedi pour conter ».
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conteusecomédiennefacteur de masquesmarionnettiste
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Attirée par le spectacle vivant depuis mon enfance — mon grand-père, André Varennes, lorsqu’il était jeune acteur, avait joué avec Sarah Bernhardt — j’ai longtemps cherché ma place autour de la scène. Autour, dessus, dessous, derrière…
Mon père me racontait, quand j’étais petite, des histoires qu’il imaginait au fur et à mesure ; la saga a duré des années. Ces personnages étaient plus réels que des frères et sœurs. J’étais fille unique… mais ils m’en tenaient lieu.
J’ai découvert un jour que les contes sont des êtres fragiles, de parents inconnus, qui cherchent des corps chauds, vie après vie, pour s’incarner.
La question de ma place ne s’est plus posée. J’ai reçu un conte dans mes bras, et je suis devenue nourrice.

  • CONTEUSE

Nathalie Leone se dédie depuis 2001 à l’art du récit, comme conteuse professionnelle.
Elle aborde le conte en suivant durant quatre ans l’atelier d’Henri Gougaud et un an celui de Michel Hindenoch.

Elle conte dans les musées, les bibliothèques, les centres culturels, les associations, les festivals, les théâtres… et bien d’autres lieux insolites qui accueillent des racontées.

nleone_liebevichDe 2003 à 2007 elle a participé à l’édition de livres de contes, sous la direction d’Henri Gougaud, aux Éditions du Seuil et aux Éditions du Panama, où elle publie les Contes des sages chrétiens (2005) et Les cils du loup et autres contes de la nuit (2007).

En 2007, elle accompagne comme artiste associée le cycle mensuel Un samedi pour conter à l’Espace Jemmapes (CRL10), renouvelé depuis chaque saison. Ce centre d’animation parisien soutient ses créations par des résidences : en 2007, À vos souhaits, en 2009, Le cercueil de verre, en 2011, Le ciel a du génie (Vie et presque mort de Daniel Liebevich), en 2015, Heureux malgré tout.

Dans sa parole fantaisie et profondeur se mêlent et se complètent. Dans son répertoire, contes traditionnels et créations personnelles se côtoient avec une attention permanente à la portée humaniste des histoires.
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  • COMÉDIENNE

nl_klaengeD’abord comédienne, Nathalie Leone joue des pièces du répertoire classique avec la Compagnie-Théâtre du Conte Amer, dirigée par Ophélia Teillaud et Marc Zammit. Puis elle pratique l’improvisation théâtrale et le jeu masqué avec Maurice Bénichou, Philippe Hottier et des comédiens venus du Théâtre du Soleil.
Elle rencontre deux pays européens à travers des créations théâtrales : la Roumanie au Théâtre national de Bacău. Puis l’Allemagne, dans la troupe du Theater der Klänge à Düsseldorf, où elle travaille essentiellement le jeu masqué.
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  • FACTEUR DE MASQUES

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Erhard Stiefel, créateur de masques et collaborateur d’Ariane Mnouchkine, lui fait découvrir une nouvelle forme artistique.

Devenue facteur de masques, Nathalie Leone en réalise pour une dizaine de spectacles — dont quatre avec le Theater der Klänge de Düsseldorf — et en particulier des masques en cuir de la Commedia dell’arte.

Une nuit, j’ai dû dormir dans l’atelier où je sculptais et je me suis réveillée en sursaut à quatre heures du matin. Le masque était juste à côté, comme un visage dépassant de la couverture. Je ne pouvais pas juger un être qui était là, abandonné. J’ai toujours sculpté ensuite des personnages en profond sommeil.
À présent, j’endors les personnages que je risque de juger et je les observe. Aucune marâtre ne me fait peur endormie.

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  • MARIONNETTISTE

La Fugue, théâtre d'ombres et musiquePendant huit ans, Nathalie Leone fait partie de la troupe de marionnettistes du Théâtre Sans Toit, dirigé par Pierre Blaise.

Puis elle crée et monte ses premières créations (marionnettes et musique) : La fugue et Le cabaret des anges, en tournée avec les Jeunesses musicales de France.

Richard Bradshaw, marionnettiste australien qui manipulait, seul, trois cents figures pendant son spectacle d’ombres, avait tressé de fils l’envers de son castelet. Il lançait ses ombres au fur et à mesure derrière lui, et, à la fin du spectacle, il était perdu dans une forêt de silhouettes, qui, pendues au hasard, semblaient aussi réelles que lui.

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  • un parcours à facettes

Pour en savoir plus, consulter aussi la catégorie Parcours du blog de Nathalie Leone.

J’ai un parcours un peu échevelé. Même s’il tourne toujours autour des arts de la scène, les diverses pratiques nécessitent des apprentissages différents.

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Images : Le ciel a du génie (Vie et presque mort de Daniel Liebevich), création 2011 (photo André Liédet) — L’oiseau charpentier, dans Les Oiseaux d’Aristophane, Theater der Klänge, Düsseldorf, 1996 — Création d’un masque type « carnaval allemand », pour L’éveil du printemps de Frank Wedekind, mise en scène de Guy Freixe, Théâtre de la Tempête, 1990 — La fugue, théâtre d’ombres et musique, avec Julie Mondor au violoncelle, 1997-2002.
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Je me suis approchée doucement, suivant un labyrinthe impeccablement sinueux, de la voie du conte…